Che Guevara mon amour
L'hommage à Duras et Resnais est-il volontaire ? En tous les cas la prose d'Ana Menendez merite le détour, même si le fil conducteur de cette aventure cubaine s'avère plutôt mince. L'histoire ne tient que par la personnalité de ce père disparu, amant éphémère d'une mère subjuguée par le charme du "comandante" au regard de braise.
Même s'il "sent mauvais" (un crime généralement impardonnable dans le parcours du tendre des cubaines) la belle et passionnée Teresa de la Landre cède aux avances du Che, puis disparait subitement. De cette passion nait une fille que Teresa confie à ses grand parents qui émigrent aux Etats Unis. Lorsque la fille narratrice retourne à Cuba à la recherche de ses racines, elle ne retrouve que quelques portrait du Che au fusain abandonnés par sa mère disparue.
Les peintures du Che ont été vendues aux touristes par le reste de la famille pour pouvoir survivre. Une issue somme toute assez emblématique du Cuba d'aujourd'hui où tout se vend, s'achète, et se monnaie (en dollars de préférence), y compris les icones de la Révolution.
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| Présentation de l'éditeur |
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Une jeune femme d'origine cubaine, élevée à Miami par ses grands-parents, décide de partir sur les traces de sa mère, Teresa, qui a littéralement disparu après sa naissance. A l'issue de son voyage à La Havane, elle reçoit un journal intime et des photos que nous découvrons avec elle. La vie de Teresa de La Landre y est retracée au fil d'un texte émouvant, agrémenté de nombreuses photos mariée à un professeur comptant parmi les plus fidèles lieutenants de Ernesto « Che » Guevara, Teresa deviendra la maîtresse du leader révolutionnaire. Cette liaison amoureuse, passionnée, toujours restée secrète, fera basculer son existence et celle de ses proches. Méditation tour à tour lyrique, violente, érotique et obsédante qui brosse le portrait d'une époque portée par tous les désirs et meurtrie par toutes les fractures, la prose poétique et sensuelle d'Ana Menendez fait revivre le Cuba des années 50-60 mais aussi le destin d'une femme engagée dans une passion amoureuse et un combat désespéré.
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L'auteur vu par l'éditeur
Fille d'exilés cubains née à la toute fin des années 60, Ana Menendez fut journaliste, notamment au Miami Herald. "A Cuba j'étais un berger allemand", son premier livre, traduit dans onze langues, a rencontré un immense succès et révélé un nouvel écrivain. Après l'accueil critique exceptionnel réservé à son recueil de nouvelles A Cuba j'étais un berger allemand (« Pushcart Prize », traduit dans huit pays", le premier roman d'Ana Menendez est d'autant plus remarquable qu'il fait revivre une figure mythique, véritable icône de l'idéal révolutionnaire et romantique.
Ana Menendez écrit en anglais.
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